Si Hellebuyck et les Niçois ont gagné samedi contre Nancy, ils ont encore besoin de travailler pour arriver au style de jeu souhaité par Frédéric Antonetti. : Photo Serge Haouzi Frédéric Antonetti n'était pas au Vélodrome dimanche soir. Il n'a même pas suivi la lourde défaite d'Auxerre (0-4) à la télé.
Ne croyez pas cependant que l'entraîneur se moque du jeu des Bourguignons, prochains adversaires des Niçois dimanche à l'Abbé-Deschamps (16 heures).
« Le match, je l'ai enregistré. Mais non, je ne l'ai pas encore regardé. Je le ferai d'ici à jeudi », reconnaissait-il hier matin.
« Je préfère le voir avec l'oeil du professionnel plutôt qu'en direct, en simple spectateur. Chez moi, j'ai une petite cave spéciale où je m'enferme et où je visionne les rencontres. Avec la vidéo, c'est plus pratique, on peut faire des montages. J'arrête l'action, je reviens en arrière... D'ailleurs, je vois comme ça cinq ou six matchs de chaque journée. »
S'il n'a pas encore regardé OM-Auxerre, il a revu la prestation de son équipe et la victoire contre Nancy (2-1) samedi soir au Ray.
Si tout est loin d'être parfait, le coach a toutefois retenu que Nice avait gagné avec les tripes et s'était créé « pas mal de situations dangereuses ». Manquait en revanche la maîtrise affichée lors de la première journée face au Havre. Pour Antonetti, Nice n'a pas encore trouvé son style.
« Le style d'une équipe, ce n'est pas de jouer avec le coeur, avec la hargne. Pour gagner des matchs au haut niveau, ces qualités sont indispensables. Le style, c'est ce qu'on met dans le jeu. On l'a vu sur quelques approches contre Le Havre, sur quelques actions face à Nancy. Mais de manière pas assez régulière. On a montré de bonnes séquences une fois toutes les dix minutes alors qu'il en faudrait toutes les trois ou quatre minutes. »
Mouloungui et Rool forfaits pour Auxerre
En revanche, Antonetti - qui fêtait hier ses 47 ans - est très satisfait du scénario de la rencontre et de cette victoire obtenue à la dernière minute du temps réglementaire. Samedi soir, il pointait le doigt sur la confiance que ce succès allait apporter à son groupe. « La confiance, c'est vital » avait-il fait remarquer après le match.
« Je sais aussi par expérience que les victoires parfois difficiles à obtenir rendent les semaines qui suivent plus faciles », ajoutait-il hier matin à Charles Ehrmann à l'issue de la séance d'entraînement, la seule de la journée.
Une séance où il ne disposait que de douze joueurs qui ont travaillé pendant deux heures le physique, puis la tactique. Un effectif réduit en raison des absences des nombreux internationaux retenus par leur sélection (Rémy, Faé, Kanté, Traoré, Ospina, Apam, Coulibaly) et des convalescences de Rool (mollet), Ben Saada (cheville) et Hognon (adducteurs). Les deux derniers pourraient être rapidement rétablis mais le premier est d'ores-et-déjà forfait pour le match contre Auxerre. Tout comme Eric Mouloungui, qui a eu la douleur de perdre sa soeur et qui s'est absenté une semaine pour rester auprès des siens.