Après tout, ça n'était qu'un match de football. Vingt-deux bonshommes courant autour d'un ballon. Alors pourquoi faudrait-il s'obliger à en faire des tonnes ?
Y a-t-il matière à ce que les Monégasques battent leur coulpe indéfiniment (ou à tout le moins jusqu'au coup d'envoi samedi soir à 20 heures de PSG-Monaco) et donnent de facto dans l'autoflagellation ?
Tout cela se discute évidemment.
Ce qui ne se discute pas, en revanche, c'est le résultat final autant que le déroulé des événements qui ont conduit à cette déculottée.
Hier midi, après qu'il en eut terminé de la séance (échauffement, travail technique, opposition), Camel Meriem avait encore comme un goût âcre dans la bouche, au moment d'avancer quelques explications au naufrage...
Camel êtes-vous encore marqués par cette défaite ?
Bien sûr, ça se sent à l'entraînement. Ce n'est pas quelque chose qu'on peut très vite évacuer... Ce n'est pas facile à vivre.
En avez-vous discuté entre joueurs pour essayer d'analyser ?
Oui, on en a un peu parlé entre nous. Maintenant, les paroles c'est bien mais c'est surtout par des actes qu'il faudra en sortir. On a hâte d'être au prochain match, qui sera un gros défi, pour pouvoir montrer autre chose.
Ce match n'était-il pas finalement à l'image de Monaco, cette saison, offrant deux visages diamétralement opposés ?
Oui, c'est un peu à l'image de l'équipe. C'est incompréhensible. On était bien en première mi-temps, pas beaucoup en danger. Après ils ont marqué rapidement et ensuite, on n'y était plus du tout... Il n'y avait plus aucune organisation. ça prouve
qu'il y a encore beaucoup, beaucoup de travail à faire à ce niveau-là. D'une manière générale, quand on prend un but, on a du mal à réagir.
Qu'est-ce qui ne fonctionne pas selon vous ?
Il manque énormément de choses, à tous les niveaux. On a beaucoup de lacunes, on en est conscients.
Mais la situation n'est pas catastrophique, le côté positif c'est qu'on n'est qu'à trois points de la quatrième place.
Cette défaite marque-t-elle un réel coup d'arrêt
ou peut-elle vous permettre de rebondir ?
Quand on prend une claque comme ça à domicile, ça peut aussi servir de déclic avec une réaction d'orgueil derrière.
Mais ce Monaco en a-t-il,
de l'orgueil ?
Par rapport à tous ceux qui étaient au stade dimanche mais déjà par rapport à nous, les joueurs, les premiers concernés, on se doit de montrer autre chose à Paris. Même si on sait que là-bas, ce ne sera pas facile...