Jérémy Berthod, le latéral gauche monégasque, peu utilisé cette saison par Ricardo (8 matches dont 7 comme titulaire) n'aime pas parler de son cas personnel. Comme un leitmotiv, il met en avant le collectif, le groupe. Un état d'esprit remarquable qu'il prône pour des rouge et blanc en plein doute.
Pointant à une peu flatteuse 13e place (37 pts) à seulement cinq longueurs du PSG (premier relégable), l'AS Monaco n'a guère le choix : retrouver enfin le goût de la victoire. Stopper cette descente en enfer qui l'a vu passer de la 5e à la 13e place en neuf journées.
« On est tous conscients de notre situation. Nous n'avons pas gagné depuis deux mois (victoire le 23 janvier 1-0 face à Sochaux) et notre maintien n'est pas assuré. Cette semaine particulièrement longue (Monaco reçoit Rennes lundi à 19 heures) doit nous permettre de retrouver un nouvel état d'esprit. Avec plus d'engagement de notre part et faire corps tous ensemble. »
« Mettre son ego de côté »
Berthod ne cache pas la difficulté de la tâche qui l'attend lui et ses coéquipiers mais ne désespère pas de se mettre à l'abri rapidement.
« A Caen, on mène 1-0 à la pause avant de plonger tout de suite après le premier but caennais. Il n'y a pas eu de force de réaction, cela doit changer. Aujourd'hui, tout le monde doit mettre son ego de côté et penser au collectif. Nous n'arriverons rien tout seul. Chacun doit être tourné vers le même objectif : prendre des points le plus vite possible. »
Le défenseur asémiste est conscient de la situation d'urgence devant laquelle se trouve son club qui prend trop de buts et n'arrive pas à beaucoup marquer en retour.
« Les huit dernières rencontres sont de véritables matches de coupe. On doit sortir le bleu de chauffe et faire preuve d'efficacité. Il ne faut plus prendre de but et l'emporter absolument. »
Une défense sur le gril et des attaquants en manque de réussite et c'est tout le collectif qui souffre.
« Quand on prend un but ce n'est pas la faute qu'à la défense, c'est un problème collectif. Tout le monde doit avoir plus envie de protéger notre cage. Il faut avoir la hargne indispensable pour empêcher l'attaquant adverse de marquer », fustige le défenseur.
Un discours clair mais que les Monégasques n'ont plus appliqué depuis de trop longues semaines. Vont-ils trouver la recette dès lundi contre Rennes ?
La méthode Coué
C'est ce qu'espère Jérémy Berthod : « Nous avons une longue semaine pour s'y préparer avec un programme aménagé. Nous ne devons pas nous mettre trop de pression et monter en puissance jusqu'à lundi soir. Car la vérité dans notre sport, ce sont les résultats. On doit trouver la clef, refuser la défaite et ne penser qu'à la victoire ».
Il y a de la méthode Coué dans les paroles de l'ancien lyonnais. Les hommes du Rocher en ont certainement besoin. Leur survie en dépend. Berthod est prêt a tout donner même si sa situation n'est guère facile à vivre.
« C'est vrai que c'est difficile d'avoir des repères quand on joue un match puis on se retrouve sur le banc pour le suivant. Mais je pense à l'équipe avant tout. Je serais content de jouer mais dans le cas contraire, je serais derrière mes coéquipiers pour les soutenir », promet un Jérémy Berthod prêt à aller au combat pour sauver un Monaco en difficulté.