On croyait l'AS Monaco sur le chemin de la guérison après son succès en Alsace (2-0 à Strasbourg) qui avait mis fin à une série de neuf matchs sans victoire en L1, ce n'est malheureusement pas le cas.
Manque de caractère, de talent, absence de leader et de cohésion... Le constat est toujours le même et le président Jérôme de Bontin, pour sa première au Louis-II samedi, a certainement pensé qu'il y avait du pain sur la planche pour espérer tenir une formation compétitive l'an prochain.
Car deux buts en début de chaque mi-temps ont suffi à un Téfécé à la peine en championnat pour terrasser une équipe qui a timidement réagi avant de rapidement rendre les armes sitôt le break réalisé en deuxième période.
« C'est difficile, on voulait confirmer après avoir rebondi à Strasbourg, commente Monsoreau. Mais on a mal entamé nos deux mi-temps et ça nous a tué le match. On a manqué de rigueur, on leur a donné le match. Ce résultat est à l'image de notre saison. Irrégulier. »
Objectif : assurer le maintien
Après une chute au classement amorcée fin janvier (de la 5e à la 14e place), il faut impérativement remonter la pente.
Et commencer par assurer le maintien, toujours pas acquis même si les joueurs de la principauté conservent 5 unités d'avance sur la zone rouge. « Il va falloir prendre des points et enfin se sauver, poursuit le défenseur central. De toute façon, on n'a pas le choix. Il ne reste plus que des matchs importants. Nice va être très important. Marseille le sera tout autant. »
Deux derbys comme autant de matchs de coupe et un déplacement périlleux dans le Nord, à Lens, dessinent un calendrier pour le moins délicat. « Il va y avoir du suspense », conclut Monsoreau. Pas sûr qu'il faille s'en réjouir...