Bien entendu, le résultat de la rencontre jouée hier soir à Perpignan contre Toulouse est anecdotique. Mais pour un premier match de préparation joué sous le déluge et ponctuant une rude semaine de labeur à Peralada (Pyrénées espagnoles), le contenu était satisfaisant, le spectacle, agréable même, et le score, logique.
Pourtant, la formation toulousaine semblait mieux équipée pour faire valoir sa supériorité. Car les hommes d'Alain Casanova avaient déjà disputé deux rencontres pour autant de victoires (contre une sélection régionale, 6-1, puis face à Sète, 2-0).
Côté monégasque, Ricardo avait préparé deux « onze » qui ont chacun joué une mi-temps. Des 28 stagiaires de la semaine, seuls Menez, Piquionne, en phase de reprise, Perez (retour de sélection), Diaz (douleurs musculaires), Bernardi (tendinite) et Thuram, le troisième gardien, n'ont pas joué.
Et si Elia Legati, unique recrue monégasque à ce jour, a montré un peu de tendresse, Jean-Jacques Gosso (lire ci-contre), placé juste devant la défense, a certainement conforté la volonté du staff monégasque de le faire signer.
Volonté et solidarité
Globalement, la prestation monégasque a toujours été en phase avec ce qu'ont montré Flavio Roma et ses coéquipiers à Peralada : une envie de bien faire, de produire du jeu, de la solidarité et un gros engouement des « jeunes », dont l'intégration parmi les « anciens » paraît saine et naturelle. Evidemment, il y a eu du déchet, de la naïveté.
Mercredi à Draguignan (19 h) contre le NK Zagreb, tout le monde devrait avoir l'opportunité d'apporter plus.
Avec une défense inexpérimentée (Mongongu, Legati, N'Koulou, Muratori), Monaco a pourtant réalisé une première période correcte, malgré donc, quelques erreurs de jeunesse. Dès la 6', Didot avait donné le tournis à Legati avant de servir sur un plateau Alexandre Bonnet à quelques mètres du but (1-0). Par trois fois ensuite, les Monégasques auraient pu ouvrir leur compteur sur coup franc. Sur le premier, Carrasso semblait battu, mais Nenê n'avait trouvé que le petit filet. Puis le nouveau portier toulousain était à la parade sur les deux autres frappes de Nenê (24') puis Meriem (26'). Le match n'était jamais haché, toujours vivant.
Sur le terrain comme en dehors, où les impressionnants éclairs zébraient un ciel plus qu'obscur. Yannick Sagbo se mettait au diapason de la L1 en se « chauffant » avec Mauro Cetto, Aimé-Giral appréciait. Un quart d'heure après la pause, une équipe monégasque toute neuve (11 changements effectués) remettait finalement les pendules à l'heure. Cufré héritait d'un ballon sur une erreur toulousaine. Son centre trouvait le crâne du géant Nimani (1-1, 63'). Jusqu'à la fin, les hommes de Ricardo ont continué de maîtriser une équipe toulousaine pas forcément plus physique, en tout cas moins technique, sans succès. Qu'importe, le premier vrai test, ce sera le 9 août contre Paris en ouverture du championnat.